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À l'Herbaudière, les conserveries font partie de l'histoire du port. C'est en 1967 que la dernière, la conserverie Lecointre, ferma ses portes. On peut encore voir l'architecture particulière de la conserverie Cassegrain, qui abrite aujourd'hui les chantiers Charles Marine. Mais l'histoire de la boîte de sardines n'est pas pour autant terminée et, à Concarneau, le petit-fils de celui qui dirigea pendant la guerre la conserverie Delroy à l'Herbaudière, Jacques Gonidec, perpétue la tradition familiale, une tradition qui a su s'adapter aux fluctuations économiques. Les Gonidec ont élevé la boîte de sardines au rang de la gastromie la plus pointue (on les retrouve chez Fauchon et Hédiard), et aussi au rang d'oeuvre d'art que les collectionneurs recherchent passionnément. À Noirmoutier, c'est une Bretonne, Michelle Martineau, qui a l'exclusivité de ces boîtes de sardines millésimées dans son magasin Le château de sel. Chaque année, la boîte de sardines devient carte postale en affichant un tableau, des scènes de pêche, d'usine, du port de Concarneau tel qu'autrefois. « On attend le cru 2010 mais nous avons la boîte qui illustre les 50 ans que fête l'entreprise cette année », explique Michelle. Mais que l'on ne s'y trompe pas, les amoureux de boîtes de sardines ne sont pas attachés uniquement à l'emballage, ils savent déguster son contenu et l'apprécier. Il faut dire que les sardines sont soigneusement sélectionnées puis préparées selon les procédés d'antan : étêtage au couteau, séchage, frites à l'huile et emboîtage à la main.
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La lettre du "Château"
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